Les enfants, les adolescents, les jeunes adultes; la jeunesse est servie par Corinne De Vailly qui a présenté pas un, mais trois romans lors de l’édition 2011 du Salon du livre de l’Outaouais.

L’auteure française prolifique, Corinne De Vailly a débuté sa carrière avec la littérature jeunesse et a renoué avec elle récemment. Elle présente deux nouveaux romans : Emrys tome 4: L’Âge de bronze de Mû et Mon premier livre de contes au Canada, et propose une réécriture de L’amour à mort.

L’auteure a voulu rafraîchir L’amour à mort, un roman destiné aux jeunes adultes publié en 1996. Elle en a fait la réécriture afin de le rendre plus personnel et plus représentatif de son style d’écriture, qui a énormément changé au fil des ans. Ce  roman percutant relate l’histoire d’une jeune fille qui contracte le sida lors de sa première relation sexuelle. On sent toute l’émotion et la sensibilité du personnage par l’écriture franche et posée de Corinne De Vailly. L’émotion de l’auteure est d’ailleurs très perceptible puisqu’elle a elle-même perdu des proches atteints de la maladie.

« L’écriture de ce roman était parfois très difficile. Il y avait des moments où ça venait me chercher, surtout que j’ai écrit ce roman-là en hommage à deux proches qui, eux, sont décédés entre-temps. »

En ce qui concerne Emrys tome 4: L’Âge de bronze de Mû, les amateurs des trois premiers tomes seront servis. L’auteure plonge à nouveau le lecteur dans son monde fantastique et coloré à l’aide de son imagination sans limites.

Mon premier livre de contes au Canada, quant à lui, est la réponse au succès et à l’engouement qu’a suscité le premier tome. L’auteure s’inspire du Patrimoine culturel canadien pour faire revivre aux tout petits les contes traditionnels du Canada.

Un virage?

Pourquoi Corinne De Vailly est revenue à ses premiers amours en se replongeant dans la littérature jeunesse?

« Ce que j’aime avec la littérature jeunesse, c’est de pouvoir y aller à fond avec l’imaginaire.  Plus je me laisse aller, plus les jeunes embarquent et je dois dire que ça me manquait! »

Bien qu’elle aime écrire pour les jeunes, l’auteure est toujours tout aussi passionnée par l’écriture pour adulte. Elle et son coéquipier des dernières années, Normand Lester, se complètent très bien.

« Normand va apporter beaucoup à l’écriture en ce qui concerne l’actualité et l’exactitude des faits des romans et moi je romance le tout comme j’adore le faire. On forme une bonne équipe. »

Au plaisir de ses lecteurs, Mme De Vailly semble infatigable. Elle ne cesse d’écrire et mène à bien plusieurs projets à la fois. Au programme pour l’année qui vient; un troisième livre de contes pour les petits, deux romans pour les adolescents et le dernier de sa série Emrys à terminer. Et que répond-elle lorsqu’on lui demande où elle prend le temps de se reposer?

« C’est quoi ça le temps? Je ne vois pas de quoi vous parlez! »

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Ces enfants encore plus pauvres

Publié: 3 avril 2011 dans Travaux

Même si le chiffre des prestations sociales a augmenté au pays, les familles canadiennes n’en demeurent pas plus riches. Au contraire, le rapport annuel du Conseil canadien du bien-être social démontre que, dans une société où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, les ménages n’ont jamais été aussi pauvres.

Aujourd’hui, c’est plus de 1,7 million de personnes qui dépendent directement de l’aide qui leur est apportée par le gouvernement. Vivre au Canada coûte de plus en plus cher et les salaires ne suivent pas la cadence. Au Québec, une famille de 4 personnes reçoit 18 548 $. En Ontario c’est très semblable avec 18 854 $. Pourtant, les chiffres démontrent que dans ces deux provinces, un foyer gagnant moins de 37 791 $ est considéré comme vivant sous le seuil de la pauvreté. C’est donc 400 à 500 000 familles qui présentent un sérieux déficit financier. Et les enfants en souffrent inévitablement.

Le ministre fédéral de la santé, Pierre Pettigrew a pourtant laissé savoir que le bien-être des enfants est une priorité au Canada. «Les Canadiens veulent s’assurer que leurs enfants puissent grandir en santé. »

On apprend également dans le rapport que les revenus ont diminué considérablement depuis les quinze dernières années. En 1986, une famille dans le besoin recevait en moyenne 16 649 $ par année. Considérant l’inflation et la hausse du coût de la vie, le montant versé actuellement équivaut à 12 738 $ à cette époque. C’est donc dire que les prestations n’ont pas été réévaluées justement au fil du temps.

« Dans le budget 2004, le gouvernement du Canada augmente ses investissements dans les mesures de soutien pour les enfants et les familles afin de combattre la pauvreté », a pour sa part déclaré Liza Frulla, la ministre fédérale du Développement social.

En fait, une partie du problème provient du fait que le gouvernement fédéral ait commencé, en 1998, à octroyer des montants supplémentaires aux ménages comptant des enfants. Devant cette augmentation, les gouvernements provinciaux ont vu là l’occasion de réduire les sommes qu’ils accordaient aux familles. En final, les gens n’avaient pas davantage d’argent dans leurs poches.

Quelques années plus tard, le gouvernement s’est engagé afin de tenter d’éliminer la pauvreté des enfants. « À la session extraordinaire des Nations Unies en faveur des enfants de 2002, les pays se sont engagés à viser une série d’objectifs pour changer la situation des enfants. Le Canada fera en sorte que les intérêts des enfants partout dans le monde demeurent une priorité » a dit Bill Graham, le ministre fédéral des Affaires étrangères.

Ce qu’on déplore dans le rapport annuel du Conseil national du bien-être social c’est que bien que le gouvernement parle beaucoup, les chiffres eux parlent davantage.

« Malgré tous les grands discours du gouvernement fédéral à propos de la Prestation nationale pour enfants et malgré l’augmentation très réelle des fonds qu’il a versés, un fait demeure : en 2004, beaucoup de familles qui comptaient sur le bien-être social se tireraient moins bien d’affaire que cinq plus tôt. Il s’agit d’un recul pour la lutte contre la pauvreté chez les enfants ».

Hélène Koscielniak est une femme passionnée qui réalise son rêve de jour en jour et qui vit, aujourd’hui, d’amour et, enfin, d’écriture.

À huit ans, dans le cadre d’un cours de français, l’auteure a fait la rencontre de son premier et vrai amour; l’écriture.

Mais l’expression française « Tout vient à point à qui sait attendre » illustre bien la pensée de cette femme. Hélène Koscielniak a su faire preuve de patience. Malgré son envie incessante et grandissante de mettre sur pap

Hélène Koscielniak

iers ses pensées, ses idées et tout son bouillonnement intérieur, elle a rédigé son premier roman à un âge très tardif en 2007. Faute de temps, dit-elle. Trop de passions, trop d’action, trop d’amour, trop d’enfants et pas assez de temps, l’auteure prolifique a dû faire un choix.

Lorsqu’est venu le temps de faire un choix de carrière, deux options s’offraient à elle;  étudier en enseignement ou en journalisme. Mme Koscielniak a choisi l’amour.

« Comme les études d’enseignement étaient de plus courte durée et que je voulais me marier le plus vite possible, j’ai opté pour le monde de l’éducation et je ne le regrette absolument pas ».

Avant de devenir auteure, Mme Koscielniak, native de Kapuskasing, a eu une carrière bien remplie comme enseignante. Si elle dit être passionnée d’écriture, elle l’est tout autant pour l’enseignement.

« Comme ça par hasard, je suis tombée sur une profession qui est vraiment faite pour moi. C’est une vocation, je ne peux pas vous dire à quel point j’ai adoré enseigner! »

Sans compter son travail à temps plein comme enseignante, cette femme pleine d’énergie s’est consacrée, au cours des années, à plusieurs organismes, entre autres, en tant que directrice générale de la condition féminine de l’Ontario. Mais lorsque la retraite est arrivée, son amour pour l’écriture a ressurgi et elle a enfin pris le temps de noircir les pages avec comme objectif de faire connaître son coin de pays; le Nord de l’Ontario.

Même si elle est devenue écrivaine, elle a, un jour, été séduite par le métier de journaliste.

« Quand je vois Jean-François Lépine, mon journaliste favori, je me dis que j’aurais adoré le métier de journaliste également. J’aimerais ça avoir plus qu’une vie parce qu’il y a tellement de choses que je voudrais faire! »

Si cette femme inspirante dit manquer de temps, il ne lui manque certainement pas de fougue et de détermination.

 

Contrepoids

C’est pour la sortie de son dernier roman, Contrepoids, que Mme Koscielniak était présente au Salon du livre de l’Outaouais. C’est un roman très actuel inspiré par le problème grandissant de l’obésité et par la crise économique ressentie partout dans le monde. L’histoire se situe à Bénin, en Afrique. Toujours dans l’optique de faire connaître sa région, ses personnages, très touchants et attachants, utilisent un langage et des expressions bien à eux qui traduisent leur identité franco-ontarienne. On plonge donc dans un monde fictif, mais jamais bien loin de la réalité et de l’actualité.

 

Unir ses deux passions

C’est en exclusivité qu’on en apprend un peu plus sur les projets d’avenir d’Hélène Koscielniak. Elle travaille actuellement sur un roman destiné aux élèves de 11e et 12e année qui pourrait éventuellement servir aux enseignants. Bien vague, puisque le projet en est à ses tout débuts, l’auteure promet un roman très psychologique ayant un dénouement-choc et qui saura toucher les lecteurs.  Elle se lance donc dans ce projet avec toute la passion qu’on lui connaît.

Depuis quelques années, on ne fait pas que parler d’une crise de la presse écrite, c’est une réalité à laquelle on fait face. Pourtant, quand des journaux tentent tant bien que mal de s’en sortir et quand d’autres abandonnent et ferment leurs portes carrément, les hebdos locaux, eux, sont plus populaires que jamais! C’est cet article qui m’a fait réfléchir sur le sujet, pourquoi font-ils exceptions à la règle? Je crois que c’est principalement le désir des gens de s’informer sur ce qui les entoure et les touche de près, qui explique la popularité des hebdos locaux. Bien-sûr, la gratuité y est certainement pour quelque chose, mais les gens ne perderont jamais d’intérêt envers ce qui se passe près d’eux. Les communautés se sentent interpellés et c’est au plaisir des éditeurs d’hebdos locaux qui se réjouissent de cette situation. Est-ce que cette réalité  fait en sorte que l’on accorde moins d’importance aux nouvelles régionales, nationales ou internationales? Il faudra tout de même être prudent pour de ne pas faire preuve de nombrilisme!

Dans cet article paru sur Cyberpresse, Nathalie Collard traite d’une pratique qui est de plus en plus courante dans plusieurs pays: l’État qui se porte au secours des entreprises de presse. Plusieurs peuvent se montrer septiques face à un partenariat entre le gourvenement et la presse, craignant que l’État exerce un certain contrôle sur le contenu. Par contre, la France utilise une formule qui semble très efficace. Lorsque le français atteint la majorité, un abonnement au journal lui est automatiquement offert par l’État et les éditeurs de journaux. Ainsi, on tente d’assurer l’avenir des journaux en formant le lecteur de demain. Belle initiative qui viendra en aide aux entreprises de presse et qui rendra l’actualité et la culture plus accessibles aux jeunes. À quand un tel partenariat au Canada? On devrait peut-être songer à s’inspirer de nos cousins Français!

Le « lock-out » du Journal de Montréal dépeint une réalité à laquelle les journalistes doivent faire face. À l’heure de la crise actuelle de la presse écrite, leur métier s’en retrouve fortement affecté!

            Le métier de journaliste a toujours exigé de la passion et de la détermination pour réussir et aujourd’hui, c’est plus vrai que jamais! Dans la situation actuelle, c’est certain qu’on doit faire des choix concernant les coupures de postes et, logiquement, les meilleurs conservent leur emploi. Même encore là, de bons journalistes peuvent aussi bien se retrouver sans emploi face à cette crise. C’est pourquoi ils doivent se battre et se dépasser chaque jour pour prouver ce dont ils sont capables et doivent parfois faire des compromis pour le bien de l’entreprise.

            Comme vous le savez, qui dit faire des compromis, dit pertes du côté monétaire. Les journalistes sont parfois appelés à revoir leur contrat afin de modifier le salaire à la baisse, allonger les semaines de travail ou même renoncer à un certain nombre de vacances, tout ça pour tenter d’aider l’entreprise à se remettre sur pieds.

Mais, les conséquences ne sont pas que monétaires pour les journalistes. Ainsi, avec la place que prend Internet et les réseaux sociaux dans la vie des gens, ils n’ont d’autres choix que de s’adapter s’ils veulent suivre la parade. C’est pourquoi il est pratiquement nécessaire pour eux d’être actifs sur Twitter ou Facebook, par exemple, parce que ces réseaux sociaux sont devenus une réelle source d’information de nos jours. Les journalistes étant moins habiles sur le web et moins connaisseurs doivent alors l’apprivoiser. Ils sont appelés à faire des clips et des textes dans un court laps de temps non seulement pour le journal, mais également pour le format web. C’est donc une surcharge énorme de travail, énormément de pression et les fonctions mêmes du journaliste qui changent.

            C’est justement cette question d’instantanéité de l’Internet qui est effrayant. On exige plus de contenu et plus rapidement, ce qui peut affecter grandement la qualité  de contenu. Sommes donc nous prêts à privilégier la rapidité de l’information au détriment de sa qualité? Est-ce que les journalistes de demain seront de bêtes machines à produire des textes? Nathalie Collard, pour sa part, croit en l’avenir du métier de journaliste et en son évolution. « Je suis beaucoup plus optimiste que l’an passé. Le métier de journaliste en soi sera très différent, mais tout aussi passionnant.», dit-elle!

Un monde en crise

Publié: 6 décembre 2010 dans Le déclin de la presse écrite

Depuis plusieurs années, le monde des médias est en crise. Après la fermeture de quelques salles de nouvelles, les journaux aussi ressentent cette crise plus que jamais. L’avenir même de la presse écrite est menacé.

Marie-Christine Villeneuve

La lecture du journal est une habitude bien ancrée dans votre quotidien. C’est un moment de détente tous les matins, certes, mais c’est également le moment de s’informer de l’actualité et d’élargir ses connaissances. Pourtant, le marché de la presse écrite est plus mal en point que jamais. Des journaux en « lock-out », des journaux en faillite, des coupures de postes, des réductions des jours de publication, etc. Le monde des médias en général est en crise, mais c’est particulièrement l’univers de la presse écrite qui semble s’écrouler. Un média en moins, c’est un coup dur pour ce qu’on appelle souvent le « quatrième pouvoir », qui pourrait se voir menacé à long terme et c’est ainsi, la démocratie d’une société qu’il l’est également.

Et pourquoi le milieu de la presse écrite est-elle en dans cette situation vous demandez-vous? C’est certain que l’avènement de l’Internet y est pour beaucoup dans cette présente crise. Aujourd’hui, la gratuité de l’information disponible sur le réseau représente un moyen facile pour les gens de s’informer. Tout y est si rapide et si accessible que beaucoup de gens privilégient maintenant ce média au détriment des journaux.

C’est aussi en raison de la baisse considérable de revenus engendrés par la publicité que la presse écrite est dans cet état. Comme la popularité des journaux papiers est en baisse, les compagnies publicitaires présentent de moins en moins d’intérêt à payer pour y afficher leurs pubs. Voilà pourquoi on peut remarquer depuis quelques années, une hausse considérable de la présence de publicité sur les sites Internet.

Les petites annonces représentaient aussi une entrée d’argent importante pour les entreprises de presse, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les gens ne sont plus prêts à investir de l’argent pour afficher une annonce alors qu’il y a plusieurs sites Internet offrant le service gratuitement. C’est un système qui s’avère très efficace pour les internautes et qui fait très mal aux journaux.

Ces nombreuses pertes de revenus ont de lourdes conséquences, autant pour les entreprises de presse et l’avenir de la presse elle-même que pour les journalistes et les nombreux autres employés qui travaillent au sein de ces entreprises. Pour certains, c’est carrément leur emploi qui est en jeu et pour d’autres, ils sont contraints de revoir leur contrat de travail et doivent renoncer à certains avantages s’ils veulent conserver leur emploi.

Les journaux en souffrent aussi beaucoup. Au cours des dernières années, plusieurs journaux d’envergures ont dû réduire leur publication, tels que La Presse ou le New York Times qui ont cessé de publier le dimanche et quelques uns ont même dû arrêter toute publication papier et se sont tournés vers le web.

Les entreprises de presse et leurs employés tentent bien que mal de se sortir de ce fossé mais, pour l’instant, la situation ne s’améliore pas, mis à part les hebdos locaux qui ont le vent dans les voiles comme l’explique mon collègue dans cet article. C’est pourquoi on tente de trouver des solutions, et l’une d’entre elles serait le financement par l’État. C’est-à-dire que le gouvernement accorderait des subventions assez importantes aux différents journaux afin de les sortir de cette crise comme expliqué dans ce billet. Toutefois, cette solution ne fait pas l’unanimité. Plusieurs septiques face à cette solution et ont peur de voir naître une relation de dépendance entre le gouvernement et les entreprises de presse, peur qu’un certain contrôle de l’information soit fait par l’État. La populaire « bloggeuse médias» de La Presse, Nathalie Collard, nous disait justement qu’elle ne croyait pas en cette solution et qu’on devrait tenter de la convaincre parce qu’elle redoutait principalement la possibilité de corruption. Par contre, elle a soulevé une alternative qui serait intéressante qui serait que le gouvernement subventionne les écoles, par exemple, afin qu’ils s’abonnent aux journaux. De cette façon, les journaux y trouveraient leur compte et les jeunes auraient accès à l’actualité plus facilement.

Une autre solution envisageable est celle de rendre le contenu web payant. En faisant payer les lecteurs pour accéder à l’information diffusée sur Internet, les gens seraient moins intéressés à s’informer via le web compte tenu de leur intérêt pour la gratuité. Plusieurs essais ont été faits au cours des dernières années, mais plusieurs se sont avérés non concluants et n’ont aidé en rien l’industrie de la presse écrite. Consultez cet article pour plus de détails sur le sujet.

Il est difficile de se prononcer sur l’avenir des journaux papiers, mais chose certaine, ils n’ont plus la même importance pour les gens qu’autrefois et si aucune mesure n’est prise pour leur venir en aide, on en parlera sur nos blogues plus tard comme une pratique ancienne et désuète.